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Flux de données - RTL Net

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Manifestations à Hong Kong : jusqu'où peuvent aller les violences ?

Les manifestations se poursuivent à Hong Kong, où la population -principalement des jeunes et des étudiants- est mobilisée depuis cinq mois et réclame la préservation d'un système d'autonomie politique et judiciaire, comme promis en 1997.


Sauf que les revendications pro-démocratiques sont de plus en plus entachées par les violences qui éclatent entre manifestants et forces de l'ordre dans cette crise politique d'ampleur.


Pour Valérie Niquet, sinologue de la Fondation pour la recherche stratégique, Pékin a appliqué une certaine retenue depuis le début de la mobilisation, mais peut-être volontairement. Selon elle, les autorités chinoises auraient ainsi "choisi de laisser pourrir la situation, d'attendre que les éléments les plus radicaux se manifestent, et ensuite éventuellement d'intervenir en expliquant que tout cela est dû à la violence des opposants".


Maintenant, la police hongkongaise envisage de tirer à balles réelles sur les manifestants, dont les plus violents utilisent des arcs et des arbalètes et même des cocktails molotov.


Si tout cela dégénère encore, si la situation "pourrit" comme le dit Valérie Niquet, cela risque d'aboutir au contraire total de ce que veulent les Hongkongais : à savoir une intervention militaire suivie d'une réduction des libertés et du système politique autonome.


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Retraites : le déficit pourrait atteindre 17 milliards en 2025

C'est une sorte de bombe, le déficit de nos retraites va se creuser. C'est ce que nous dit le COR, le Conseil d'orientation des retraites, un organisme qui audite régulièrement la branche retraite de la sécu. La dernière fois qu'il s'était penché sur les comptes des pensions en France, c'était en 2016, il anticipait un solde proche de l'équilibre. Et voici que les nuages se sont amoncelés. Dans le rapport qui sera remis sous peu au gouvernement, le Conseil prévoit désormais un déficit de 8 à 17 milliards d'euros en 2025, et encore davantage en 2030.

Dans ces comptes tout est affaire de projection. Projections démographiques, pour évaluer le vieillissement des Français, c'est-à-dire leur espérance de vie, pour anticiper l'évolution de la population active, et bien sûr de l'activité économique, la richesse future du pays.

La moindre variation dans l'un des paramètres produit des effets budgétaires très importants à horizon de plusieurs années. C'est ce qui s'est passé, en particulier dans le dénombrement des actifs, qui a été corrigé par l'INSEE. Le COR a donc lui aussi amendé ses prévisions, ce qui explique cette détérioration sévère en si peu de temps.


Une réforme hors sujet


Cela veut dire qu'on a bel et bien besoin d'une réforme, si on veut équilibrer les comptes. Mais la question est : quelle réforme ? Celle qui est envisagée par le gouvernement ne résout pas le problème du déficit. Elle a été conçue en 2016, à partir des précédentes projections du COR, qui étaient à l'équilibre.

C'était une réforme de beau temps. Du coup, elle se concentre sur la réduction des inégalités entre les 43 régimes différents. Au prix d'une usine à gaz pour fusionner tout cela. Au prix de milliards, peut-être de dizaines de milliards d'euros, pour mettre tout le monde à niveau. Mais elle ne s'attaque pas au déficit, qui est en réalité la menace la plus forte qui pèse sur nos retraites.


Plus assez de crédit pour faire passer une réforme en force


Le gouvernement va tenter à la fois de réduire les inégalités et de lutter contre le déficit. C'est ce qui était dans le rapport Delevoye initial. Le problème, c'est que lutter contre le déficit, ça veut dire travailler plus longtemps, en retardant d'une façon ou d'une autre l'âge de départ à la retraite des Français. Et même sans cela, les contestations du projet sont très vives. Qu'est-ce que ça va être si on nous explique qu'il faut en plus travailler davantage...

On peut penser que le gouvernement n'a plus le crédit politique suffisant, à mi-mandat présidentiel, pour passer en force. Il est parti sur une réforme idéale, abstraite, difficile et coûteuse à mettre en œuvre. Et se trouve aujourd'hui rattrapé par le vrai problème, le déficit.

On pourrait objecter que si les projections se sont détériorées, elles peuvent aussi s'améliorer dans trois ans, mais ce serait une erreur. Chaque année, il y a en France 150.000 à 200.000 retraités en plus, alors que la retraite mobilise déjà 31% des revenus des Français. Et ça n'est pas un problème français, l'Europe entière, le monde entier est confronté au vieillissement et à la charge qu'il exerce sur les systèmes de retraite.


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Pont effondré à Mirepoix-sur-Tarn : le point sur le début de l'enquête

L'enquête sur l'effondrement d'un pont suspendu à Mirepoix-sur-Tarn lundi 18 novembre qui a fait deux morts ne fait que commencer, mais le poids-lourd qui s'est engagé sur l'édifice semble mis en cause. Le véhicule, pesait plus de 40 tonnes avec son chargement, soit au moins le double des 19 tonnes maximales autorisées pour franchir le pont. Le poids lourd, porte-char de transport de grue était "d'un gabarit hors norme" a révélé l'estimation des plongeurs de la gendarmerie présents sur place.


"Le pont a craqué" a estimé à l'AFP le maire de la commune de Mirepoix-sur-Tarn. L'entreprise locale de forage, à qui appartenait le camion, a été perquisitionnée. Selon le président de la communauté de communes, Jean-Marc Dumoulin, le passage de camions en surpoids n'y était pas exceptionnel, ce qui aurait pu le fragiliser.

Car le pont, rénové en 2003, "n'était pas classé à surveillance renforcée ou en état critique", selon Georges Tempez, du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema). Ce drame "illustre malheureusement" les conclusions de la mission d'information sur la sécurité des ponts, à savoir qu'il y a "une vraie dangerosité de l'état de nos ponts", a pour sa part déclaré son président Hervé Maurey. Selon ses conclusions, au moins 25.000 ponts français"sont en mauvais état structurel", sur les 200.000 à 250.000 ouvrages que compte le pays, leur nombre exact n'étant pas connu.

Deux personnes sont mortes : le chauffeur du poids lourd et une adolescente qui passait sur le pont dans la voiture conduite par sa mère, qui a pu être secourue. 


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Travaux électricité : attention danger

Le cas de Myriam

Myriam a acheté une maison en décembre 2018, dans laquelle toute l’électricité est à refaire. Elle signe un devis avec un électricien, les travaux doivent durer un mois et une semaine. Ils commencent début février et prennent beaucoup de retard, ils ne se terminent que fin juin. Elle a payé 14.889 euros pour cette installation (il reste 1.889 euros pour l’alarme mais elle ne fonctionne pas). A la fin du chantier, elle a des doutes sur la qualité de l’installation : alarme installée dysfonctionnelle, tableau électrique qui ne semble pas aux normes, décharge électrique qui a provoqué des dommages sur votre électroménager… Elle décide de faire passer un technicien spécialisé. Il rédige un rapport accablant en août et conclut que l’installation est dangereuse. L’électricien conteste ce rapport, il décide donc d’ouvrir un dossier auprès de sa protection juridique. Une expertise contradictoire est organisée. Elle tire les mêmes conclusions. Le devis d’un autre professionnel estime que les réparations s’élèvent à 20 000 euros. Quand elle se retourne contre l’électricien, il menace de déposer le bilan et lui réclame le solde de la facture de l’alarme qui ne fonctionne   pas ! Quand son assurance se retourne contre l’assurance de l’électricien, elle n’obtient aucune réponse. 


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Neige et réchauffement climatique : quel avenir pour les stations de ski ?

C’est une conséquence inattendue du réchauffement climatique. La comédie les Bronzés font du ski pourrait devenir un film de science-fiction. En effet, au début du mois de novembre, l’association des domaines skiables de France a sonné la mobilisation générale


En première ligne face au réchauffement climatique : la hausse des températures et la fonte des glaciers menaceraient les 120.000 emplois dépendant du secteur de la montagne et de la fameuse phrase "mais où est-ce que j’ai mis mon forfait moi ?".


Selon une étude scientifique publiée en avril dernier, après 2050, aucune station française ne serait en capacité à offrir du ski sans neige de culture. Oui, il y a de la neige actuellement mais ensuite ? Beaucoup de critères polluant entrent en jeu. Par exemple, les voitures individuelles qui bravent les pentes jusqu’à la station : privilégier les transports en commun serait préférable. C’est contraignant, mais c’est un geste qui pourrait avoir un impact rapide.


Le secteur des sports d'hiver condamné ?


Les stations réfléchissent aux problèmes climatiques mais les professionnels ont mis un peu de temps à comprendre que le futur ressemblerait à une piste noire. En 2011, la Cour des comptes encourageait les 350 stations de skis françaises à privilégier le développement durable


En 2018, les Sages de la rue Cambon réitèrent leur avertissement et dénoncent une vision à court terme, traduction : mettre son destin entre les mains des canons à neige ne réglera pas la situation. C’est tellement gourmand en eau qu’il faudrait mieux s’acheter de la peinture et peindre les pentes en blanc.


Il y a toute une économie à revoir. On parle de diversification des activités. Que les séjours en montagne soient moins sportifs et plus bien-être, balade, jacuzzi, raclette. D’autres font le pari que l’avenir peut encore sourire comme la station de Serre Chevalier. Elle a décidé de produire une partie de son électricité grâce à des panneaux photovoltaïques, des mini-éoliennes et des canalisations d’eau. Coût de l’opération ? 3 millions d’euros. D’ici la moitié du siècle, il faudra choisir entre un deux-pièces à Paris ou une première étoile.


Le plus : bientôt un label bio pour les restaurants


Dès lors qu'au moins la moitié des produits qu'ils achètent pour confectionner les plats de leur carte sont biologiques, les restaurants pourront arborer ainsi le logo "AB". Seul 2,6 % des approvisionnements des établissements de la restauration commerciale ou "hors foyer" sont bio alors que le mieux manger est plébiscité. À suivre à partir du 1er janvier.


La note : 16/20 à la Côte-d'Ivoire


La Côte-d'Ivoire va planter un million d'arbres. L’ambassadeur de cette opération est l'ancien footballeur Didier Drogba. Il a lancé ce week-end une opération massive de plantation d’arbres car la Côte-d’Ivoire a vu ses forêts ravagées par la plantation de cacao depuis les années 60, il n’y en a presque plus. L’année prochaine une réunion devrait permettre de lever un milliard d’euros pour cette réhabilitation forestière. En ce moment on plante des arbres partout, le prochain transport en commun ce sera la tyrolienne. 


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Précarité étudiante : Vidal annonce sur RTL la création d'un numéro d'appel avant la fin de l'année

Comment lutter contre la précarité étudiante ? C'est le dossier sur lequel planchent Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation et Gabriel Attal, le secrétaire d'État en charge de la Jeunesse. 


"Je vise un lieu politique"l'immolation d'un étudiant et son message interpellant les pouvoirs publics sur la précarité sont au centre de rassemblements qui se sont soldés par des incidents à Lyon, Lille et Paris. 

L'étudiant de 22 ans, qui s'est immolé devant le siège du Crous à Lyon le 8 novembre, a évoqué dans une lettre ses difficultés financières - il avait perdu sa bourse en "triplant" sa deuxième année de licence - et dénoncé la précarité dans laquelle sont plongés nombre d'étudiants. 


Un numéro d'appel


Invitée à l'antenne de RTL ce mardi 19 novembre, Frédérique Vidal annonce la création d'un "numéro d'appel" "au plus tard à la fin de l'année". Son objectif est d'informer les jeunes et "d'embarquer les organisations syndicales" avec le gouvernement pour informer les étudiants sur les aides qui existent. 

"Nous venons d’augmenter les bourses étudiantes, nous venons de remettre 46 millions d'euros supplémentaires sur les bourses étudiantes. Il faut être dans l'efficacité. Sur ces 5,7 millions d’euros consacrés aux aides étudiantes sur le budget de l’état, il y a les aides spécifiques, les aides d’urgence. Elles ne sont pas consommées en réalité. Il reste chaque année un peu plus de 15 millions d'euros d'aides non-consommées. Cela signifie que c’est trop compliqué", explique la ministre de l'Enseignement supérieur. 

Ce numéro d'appel permettra de "prendre rendez-vous pour voir une assistante sociale (...) On travaille aussi avec les associations étudiantes pour qu'elles soient le relais (...) Il y a beaucoup de retenue chez les étudiants qui n'osent pas dire qu'ils sont en situation de précarité".


Trève hivernale appliquée en cité universitaire


Frédérique Vidal annonce aussi que "la trève hivernale sera aussi appliquée dans les cités universitaires. On ne pourra pas expulser un étudiant qui est en cité universitaire". La ministre explique travailler sur un plan de déploiement pour la construction de logements étudiants. "On a aussi mis en place une aide à la mobilité et des campus connectés pour que les étudiants puissent étudier sans pour autant rejoindre les grandes métropoles". 


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François Baroin, l’insondable ambition

Emmanuel Macron se rend aujourd’hui au Congrès des maires. Sera-t-il accueilli par l’un de ses futurs concurrents en 2022 ? François Baroin est le président de l’Association des Maires de France. Ses amis, chez Les Républicains, le verrait bien candidat à l’élection présidentielle. Mais François Baroin en a-t-il envie ?

C‘est une question que je lui ai posé directement il y a quelques jours. Et sa réponse n’a fait qu’alimenter ce doute : "Ma volonté, mon envie, c’est effectivement toute la question...". Une question, à l’entendre quasiment intime et qui ne relève que de lui. C’est bien ce qui déroute ses amis, même les plus proches.

Il s’est épanché, après la disparition de Jacques Chirac en regardant tous les anciens, tous ceux qui l’ont vu très jeune à ses débuts en politique, lui qui n’est plus si jeune. "Tout ça, tout cet engagement, est-ce que ça vaut la peine, s’est-il interrogé. Il faut quand même vivre", a-t-il ajouté.


Une menace pour la majorité et l'Élysée ?


Vivre pour François Baroin c’est son métier d’avocat qui lui apporte un certain niveau de revenu, la chasse et la pêche dans la Creuse avec ses copains. "Ça le fatigue rien que de se dire qu’il va être candidat à la présidentielle", résume un ministre. Donc il n’est pas vu comme une menace par la majorité et par l’Élysée ?

Il est sous surveillance… Un proche d’Emmanuel Macron en parle ainsi : "Baroin est totalement duplice. Il a une capacité de double langage impressionnante". Une candidature, le maire de Troyes en parle aussi, quand il n’est pas en plein doute, François Baroin auprès de proches, résume sa situation.

"On ne sait ce qui peut se passer, ça pourrait mal se finir pour Emmanuel Macron". "Il regarde si jamais il y a une ouverture", résume un observateur. Il fait aussi le pari que l’élection de 2022 se jouera sur la question de l’autorité, du régalien, le seul sujet où la droite peut avoir quelque chose à dire et une crédibilité.


La forteresse de l’Association des Maires de France


Chez Les Républicains, il a en tout cas fait renaître des espoirs. Oui, "c’est à nous de le présidentialiser, de l’installer", explique l’un des responsables du parti. Son ami, Christian Jacob, est à la tête des Républicains pour s’en occuper. Mais pas mal d’autres ne le voient pas comme ça. François Baroin, à leurs yeux, est planqué dans une forteresse bien commode : l’Association des Maires de France.

Il voudrait qu’on lui déroule le tapis rouge et que l’élection soit un boulevard. C’est effectivement vite oublié qu’il y a 2 autres candidats sur le même créneau : Valérie Pécresse et Xavier Bertrand. Et eux, ils affichent leurs envies de 2022, jamais leurs états d’âme. Pas comme François Baroin à l’ambition insondable.


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Les infos de 7h30 - Polanski : une organisation de cinéastes prévoit d'exclure le réalisateur

Une condamnation par ses pairs. Touché par la polémique autour de Roman Polanski, la Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs (ARP) a décidé de lancer une procédure pour suspendre le réalisateur franco-polonais, accusé d'avoir agressé sexuellement plusieurs femmes et mis en examen aux États-Unis. L'organisation de cinéastes a proposé de nouvelles règles pour ses membres condamnés ou poursuivis pour des violences sexuelles.


"Quarante ans se sont passés entre la première affaire qui concerne Roman Polanski et aujourd'hui. Je pense que le monde a beaucoup changé en quarante ans. Les crimes sont les mêmes mais la façon dont ils sont perçus a énormément changé", a déclaré le 18 novembre dernier, le président de la l'ARP, Pierre Jolivet, à l'issue d'une réunion du conseil d'administration de cette association, qui regroupe près de 200 cinéastes.


"On peut se mettre la tête dans le trou et se dire le monde n'a pas changé. Il a changé, on le prend en compte et c'est le résultat de cette décision", a-t-il ajouté. Le conseil d'administration de l'organisation a donc voté "la mise en place de nouvelles procédures de suspension pour tout membre mis en examen par la justice, et d'exclusion pour tout membre condamné, notamment pour des infractions de nature sexuelle", a indiqué son président, en précisant que la suspension concerne bien "Roman Polanski, dont l'information judiciaire est toujours ouverte aux États-Unis et pour laquelle il a fait l'objet d'une mise en examen".


À écouter également dans ce journal


Accident - Le pont effondré à Mirepoix-sur-Tarn a fait deux morts ce lundi 18 novembre. L'enquête se poursuit pour déterminer les raisons de ce drame.


PédophilieLe "chirurgien de Jonzac" est désormais suspecté d'avoir fait 250 victimes, durant près de 30 ans de carrière dans le Centre et l'Ouest. Une affaire de pédophilie d'une ampleur inédite en France.

Politique - C'est le coup d'envoi du Congrès des maires de France. Emmanuel Macron y est attendu ce mardi 19 novembre pour une opération séduction, à 4 mois des municipales.


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Étudiant immolé à Lyon : "Son état est stabilisé mais il reste très gravement atteint", dit Vidal

Anas K., l'étudiant qui s'est immolé par le feu devant le siège du Crous à Lyon le 8 novembre pour dénoncer sa précarité et celle d'autres étudiants, est toujours placé en coma artificiel. Invitée à l'antenne de RTL, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur explique qu'il se trouve "toujours dans un état critique (...) Son état est stabilisé mais il reste très, très gravement atteint". 

L'étudiant de 22 ans a évoqué dans une lettre ses difficultés financières - il avait perdu sa bourse en "triplant" sa deuxième année de licence - et dénoncé la précarité dans laquelle sont plongés nombre d'étudiants. 

"Je considère que ce jeune homme a très clairement voulu faire un acte à portée politique (...) Ce que je condamne c’est la récupération par la violence, ce n’est pas parce qu’on va incendier un Crous qu’on va améliorer la vie des étudiants", explique la ministre en référence à "l'incendie volontaire" dans les locaux administratifs du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires, ndlr) de Normandie, à Caen.


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"La redevance sur les ordures ménagères est plus juste", défend un spécialiste

Moins de sacs poubelles laissés à la collecte des ordures, moins élevée est la facture : la tarification incitative de la taxe sur les ordures ménagères concerne aujourd'hui 5 millions de Français. L'objectif est de passer à 25 millions d'ici 2025, mais la loi sur l'économie circulaire, qui revient à l'Assemblée nationale, ne propose pas sa généralisation. 


Pourtant, le système fonctionne : dans la Communauté de communes Flandre Lys, les habitants se sont adaptés : "On essaye de trouver des solutions, comme avoir des poules pour les déchets alimentaires" dit l'un d'eux au micro de RTL tandis qu'une voisine se réjouit d'avoir économisé "50% de taxes". Thibaut Turchet, responsable juridique de Zero Waste explique l'effet incitatif : "comme pour l'électricité ou l'eau, la redevance permet aux gens de payer un peu plus près de leur production de déchets", et ils seront donc plus poussés à les réduire"Il y a davantage de justice qu'avec la taxe d'enlèvement des ordures ménagères prélevée, qui n'est pas du tout indexée sur la quantité de déchets que l'on produit." 

Au début, "on donne l'impression que les habitants payent plus car la redevance est sortie de la taxe foncière, qui est un prix global. Alors que 70% des gens payent finalement moins", explique le président du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (SNITEM) Philippe Broutelle. D'ailleurs, si les pratiques de fraudes comme mettre ses ordures dans la commune voisine, peuvent exister au début,  "ceux qui le font se fatiguent vite", estime Thibaut Turchet. 

Reste encore à mettre en place la redevance incitative dans les villes, où il faut trouver un moyen pour individualiser la collecte de déchets, même dans les immeubles. "Parme, en Italie, a réussi à le faire", avance Thibaut Turchet. "En ville, il y a aussi la question de la fiscalité pour les commerçants, qui rejettent beaucoup de déchets. On pourrait aussi commencer par eux." Le responsable juridique de Zero Waste espère que l'élan de la généralisation de la taxe augmentera après les élections municipales. 


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