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Flux de données - RTL Net

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Mort de Guy Bedos : "Son humour parfois nous faisait mal", dit François Hollande sur RTL

Guy Bedos est mort à l'âge de 85 ans, a annoncé ce jeudi 28 mai son fils Nicolas. C'était un homme de gauche, mais il n'a jamais pris de pincettes pour s'adresser à sa famille politique. Comme l'a confié un ancien ministre à RTL, "Guy Bedos en voulait à la droite d'être la droite, et à la gauche de ne pas toujours être la gauche." François Hollande a tout connu de Guy Bedos : le soutien, la présence à des meetings, mais aussi le désamour, la critique, la colère. "Guy Bedos était un homme de gauche, mais il était dur avec sa famille", explique François Hollande.

"Il ne l'épargnait pas, y compris de ses sarcasmes, se souvient l'ancien chef de l’État. Il était présent quand il le fallait, notamment dans les campagnes électorales ou lorsqu'il s'agissait de riposter à la droite ou l'extrême-droite. Mais il était aussi un rebelle, celui qui n'acceptait pas un certain nombre de décisions. Il était toujours déçu, mais à chaque fois repartait au combat. Son humour parfois nous faisait mal. Il savait frotter les plaies lorsqu'elles étaient ouvertes. Mais il savait aussi trouver les mots pour redonner espoir à tous ceux qui le suivaient et qui avaient envie d'un changement, d'un progrès."

"Je suis triste de la mort de Guy Bedos, confie François Hollande. Je l'ai rencontré plusieurs fois. Quelques fois, c'était pour me féliciter. Quelques fois, c'était pour me tancer. Chacun savait qu'il était de gauche, mais ce n'était pas une gauche disciplinée, qui ne suit pas toutes les décisions. C'était un indépendant tellement drôle que lorsque nous sortions de notre propre chemin, il nous rappelait avec beaucoup d'humour et parfois de férocité à revenir dans la bonne direction."

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Municipales 2020 : correspondance et procuration, le point de Castaner sur RTL
Christophe Castahner, invité de RTL du 29 mai 2020

Le second tour des élections municipales, annulé en raison de l'épidémie de Covid-19, aura finalement lieu le 28 juin prochain. Pour limiter au maximum les risques de contamination et éviter une abstention de masse, le gouvernement étudie plusieurs pistes pour élargir les modalités de vote. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a déjà élargi les possibilités du vote par procuration, mais s'est montré frileux sur le vote par correspondance.


Concernant le vote par correspondance, Christophe Castaner a expliqué que "d'abord, il faudra une loi. Il y a une proposition de loi qui a été déposée. Il faut qu'elle ait le temps d'être votée. L'objectif est de limiter au maximum les contacts entre une personne qui veut voter et le bureau de vote. Ce que je sais avec le vote par correspondance, il faudra de toute façon que la personne se rende au bureau de poste, soit en contact avec quelqu'un, pour que son vote puisse être enregistré."

"Ce n'est pas le gouvernement qui fait une loi dans des délais extrêmement courts, a néanmoins nuancé Christophe Castaner. Le gouvernement n'est pas hostile au vote par correspondance, mais c'est extrêmement coûteux, extrêmement difficile. J'ai réuni cette semaine l'ensemble des partis politiques, l'ensemble des associations d'élus, et je n'ai pas vu sur ce sujet une volonté d'aboutir jusqu'au bout."

Le vote par procuration

Le vote par procuration sera élargi. "J'ai déjà publié un décret ce jeudi 28 mai qui fait en sorte que toutes les procurations établies pour le 22 mars, pour le second tour, soient valables pour le 28 juin", a détaillé le ministre de l'Intérieur.

"J'ai, par exemple, prévu que la nécessité d'avoir une raison pour demander la procuration soit suspendue, a ajouté Christophe Castaner. Toute personne qui demande une procuration peut le faire. Nous allons aussi faire en sorte avec la garde des Sceaux pour qu'il y ait plus de délégués des officiers de police judiciaire pour tenir des permanences pour élargir les lieux et les personnes susceptibles de recevoir les procurations."

Sur la possibilité d'avoir deux procurations (un électeur ne peut actuellement recevoir qu'une seule procuration), "une loi est nécessaire, a prévenu Christophe Castaner, et nous sommes dans un délai extrêmement court. Le Parlement y travaille."

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Coronavirus : pourquoi le chômage partiel était indispensable pour l'économie

Édouard Philippe a été très ferme jeudi 28 mai : oui, on va traquer les entreprises qui ont abusé du chômage partiel. Mais est-ce qu'il y en a beaucoup ? C’est très difficile à prouver mais, selon plusieurs cabinets indépendants et des rapports internes au ministère du Travail cités par Philippe Martinez (le patron de la CGT) sur RTL, on est autour d’un quart d’entreprises qui ont mis leurs salariés au travail partiel et qui leur ont demandé de continuer à travailler chez eux.

 

Les entreprises qui ont abusé doivent-elles rembourser les salaires payés par l’État pendant deux mois ? En théorie oui. Mais dans les faits, ce sera difficile à prouver sauf si des salariés dénoncent leurs employeurs en prouvant avec des mails qu’on leur a demandé de travailler de chez eux alors qu’ils étaient en chômage partiel. Mais, sincèrement, personne n’y a intérêt.

 

La plupart des entreprises sortent fragilisées du confinement. La priorité de l’État, c’est d’éviter que les chômeurs partiels ne deviennent des chômeurs tout court. Le dispositif a coûté entre 25 et 40 milliards en tout… Il était volontairement généreux. Il est normal que l’État regarde maintenant d’un peu plus près si certains ont abusé du système. C’est aussi une bonne façon de justifier la fin de l’État providence.

L'heure est à la relance

À partir du 2 juin, le chômage partiel devient moins avantageux. Moins avantageux pour l’entreprise puisque l’État ne compense plus à 100% la partie patronale du salaire. Pour les salariés, ça ne change rien sur ses revenus. Disons que maintenant, la priorité… c’est d’injecter de l’argent pour relancer les secteurs les plus fragilisés par la crise : tourisme, aéronautique, automobile, culture… Il va falloir cibler les aides, cibler aussi les filières et les métiers qu’on a envie de sauvegarder.

 

Jusqu’ici, le chômage partiel avait pour vocation de garder les talents et les savoir-faire dans les effectifs des entreprises. Est-ce que ça a fonctionné ? Clairement oui. Le dispositif qui couvrait tous les salariés jusqu’à 4,5 SMIC a été un airbag coûteux mais ça nous permet de conserver les talents notamment dans l’industrie. Il est très difficile de mesurer la violence du choc économique qu’on est en train de subir.

 

Jeudi, on a appris qu’il y avait eu 843.000 chômeurs de plus en avril… Il s’agissait surtout de ceux qui travaillaient quelques heures par mois et qui ont vu leurs contrats d’aide à domicile ou d’intérimaires s’arrêter net. Quand on regarde la dernière période noire au niveau emplois qu’on a connue, 2012-2017… quand François Hollande attendait le retournement de la courbe du chômage, on avait enregistré 585.000 demandeurs d’emplois en plus. 585.000 en 5 ans… 843.000 en un mois…

 

Si on n’avait pas eu le chômage partiel, on aurait sans doute 8 millions et demi de chômeurs de plus à la fin du confinement, c'était la projection de l’OFCE.

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Retrait de Collomb à Lyon : "Dans cette attitude il se perd lui-même", dit Castaner sur RTL

Gérard Collomb, maire de Lyon et candidat à la présidence de la métropole a annoncé, jeudi 28 mai, qu'il retirait sa candidature, au profit du candidat Les Républicains, François-Noël Buffet. Cet accord passé entre les deux candidats vise à faire barrage aux écologistes. 


"Il a perdu les élections municipales au premier tour et je trouve que ce choix politique le perd dans le champ politique. Dans cette attitude il se perd lui-même", réagit Christophe Castaner au micro de RTL ce vendredi 29 mai. "Je sais ce que Gérard Collomb a apporté à La République En Marche, je sais ce qu'il a apporté à Lyon aussi. Et je considère que cette situation politique est une mauvaise nouvelle pour lui, comme pour nous La République En Marche aussi", ajoute-t-il. 

Quant à une candidature de Jean-Marie Bigard à la présidentielle 2022, le ministre de l'Intérieur répond que "tout le monde peut penser à être candidat à l'élection présidentielle, la question c'est 'Est-ce que Jean Marie Bigard le prend sérieusement en compte ?' Je ne crois pas je l'ai écouté". 

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Les infos de 7h30 - Déconfinement : quelles mesures dans les transports le 2 juin ?

Un pas prudent vers la liberté. Comme l'a annoncé Édouard Philippe jeudi, la France progressera dès le 2 juin dans son déconfinement, tout en veillant à ce que certaines mesures soient toujours appliquées pour éviter la propagation du virus. 


Fini la limitation de déplacement dans un rayon de 100 kilomètres de son domicile, il sera désormais possible de voyager en France. Mais d'ici le 2 juindans les transports, les règles restent strictes. 

En région parisienne, zone orange, le masque est toujours obligatoire dans les transports en commun et, aux heures de pointe, il est nécessaire de présenter une attestation signée par l'employeur.

Le gouvernement pourrait ensuite décider d'assouplir la distanciation dans les transports, ou tout simplement de la supprimer afin de faire voyager beaucoup plus de monde. Dans le métro, l'offre est quasi maximale, mais la capacité de transport est en moyenne de 20% à peine.

Quoi qu'il arrive, le port du masque sera toujours obligatoire après le 2 juin dans les transports en commun sous peine d'amende. Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, appelle les entreprises à privilégier le télétravail afin de désengorger les transports en commun.

À écouter également dans ce journal :

Déconfinement - Soulagement pour les cafés et restaurants de la France entière : la réouverture est prévue pour le mardi 2 juin. Mais en zone orange (Ile-de-France, Guyane et Mayotte), seules les terrasses pourront rouvrir. Les restaurateurs qui n'ont pas de telles installations se sentent lésés.


Renault - Touché de plein fouet par la crise du coronavirus, le constructeur français annonce un vaste plan de suppression de postes. Dans le monde, 15.000 postes seront supprimés dont 4.600 en France, soit 10% des effectifs de l'Hexagone. 

Guy Bedos - Humoriste engagé, Guy Bedos nous a quittés jeudi à l'âge de 85 ans. Un mot resurgit dans chacun des hommages qui abondent au lendemain de l'annonce de sa disparition : la liberté, qui a toujours guidé sa plume.

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Municipales et assemblée : "Une nouvelle phase du quinquennat" s'ouvre, selon Bost

Il y a des signaux qui pourraient inquiéter Emmanuel Macron. C'est le principe des signaux faibles, des micros événements qui s’accumulent et qui malgré leur faible importance, leur faible intensité, sont annonciateurs d’un grand changement. Que ce soit dans les élections municipales ou à l’Assemblée nationale, nous avons vu en moins de 10 jours des micro-événements qui feront peut-être demain un fait politique majeur. 


La majorité En Marche, le "en même temps" est en train de se disloquer. Les causes en sont multiples mais, pour certains responsables de la majorité, ces difficultés pourraient devenir, à la fin, une seule et grosse difficulté pour Emmanuel Macron. Nous sommes bien en train d’entrer dans une nouvelle phase du quinquennat. 

 

Parmi les signaux faibles : la situation à Lyon. Ce n’est pas ça qui va déstabiliser la France mais Gérard Collomb, en matière de symbole, ce n’est pas n’importe qui. C’était le premier éléphant socialiste à rejoindre Emmanuel Macron. Il en aura ensuite fait voir de toutes les couleurs au chef de l’Etat jusqu’à ce ralliement à Laurent Wauquiez pour ne pas laisser gagner les écologistes à Lyon. 


Cet accord embarrasse autant LaREM que les Républicains. Au-delà de la curiosité et des remous que ça n’a pas fini de provoquer, LaREM va perdre la seule métropole qu’elle affichait. 

Les municipales, une épine dans le pied de LaREM

Dans ces élections horribilis, LaREM montre que sa construction peut être bancale. Dès que ça va mal, ça éclate façon puzzle. Comme à Paris avec le ralliement dans le Vème arrondissement à Rachida Dati. À Rouen, le candidat En Marche, soutenu par les Républicains, a décidé d’abandonner la course. LaREM manque d’unité, de destin commun, pour résister aux tempêtes. 

Quid du groupe à l'Assemblée nationale ?

Là-aussi il y a des divergences politiques et des opportunismes. Mais le résultat est semblable : LaREM s’affaiblit. Elle a perdu la majorité absolue et il y a désormais 10 groupes de députés, un record absolu qui sera peut-être encore battu dans les mois qui viennent. 


Certains députés partent pour être plus à gauche, d’autres pour retourner au centre droit. Aujourd’hui, concrètement, ça n’est pas un problème pour la majorité qui peut compter sur des partenaires. En revanche, l’examen des textes sera encore plus pénible puisque 10 groupes c’est potentiellement 10 prises de paroles pour chaque vote, de chaque amendement. 

Le dépassement politique résistera-t-il au quinquennat ?

Pour un responsable du Modem, l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 a été "la possibilité d’un centre". 3 ans plus tard se pose la question de "l’instabilité d’un centre". Ce n’est pas tant la question de l’appareil d’En Marche. Après tout, Emmanuel Macron a conquis le pouvoir avec une structure très légère. LaREM, depuis, n’a pas construit ou solidifié grand-chose. 


C’est bien cette alchimie particulière et de droite et de gauche, la fin du balancier qui est remis en cause. Heureusement pour Emmanuel Macron, à ce jour, aucune tête n’émerge ni à droite ni à gauche. Mais c’est bien le seul élément de consolation. Pour le reste, cet éclatement, prédit un ancien ministre, risque d’obliger Emmanuel Macron a faire ce que l’ancien monde faisait de pire. Il risque d’être contraint de distribuer les rôles et les postes selon le poids de chacun. Un peu comme les familles à droite ou les courants à gauche. Le nouveau monde est peut-être en train de rejoindre l’ancien. 

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Renault confirme la suppression de 15.000 postes dans le monde, 4.600 en France

Renault, en difficulté financière, a confirmé ce vendredi 29 mai la suppression d'environ 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France (sur 45.000), dans le cadre d'un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans.


"Ce projet est vital", a déclaré la directrice générale Clotilde Delbos du constructeur automobile français, citée dans un communiqué. Renault, qui souffre de surcapacités de production au niveau mondial, avait annoncé en février ses premières pertes en dix ans, entrant affaibli dans la crise provoquée par l'épidémie de la Covid-19.


Le plan s'appuie "sur des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires", a par ailleurs précisé Renault. Aucun licenciement sec n'est donc annoncé.


Au total, le constructeur aux cinq marques (avec Alpine, Dacia, Lada et Samsung Motors) compte supprimer environ 8% de ses effectifs dans le monde (180.000).

Quatre sites français menacés

En France, le plan devrait affecter quatre sites, dans des conditions qui restent en partie à définir : Caudan (Morbihan), Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), Dieppe (Seine-Maritime) et Maubeuge (Nord).


Le projet inclut l'arrêt de la production automobile à Flins (Yvelines), à la fin de la Zoe après 2024. L'usine, qui compte actuellement 2.600 salariés, sera reconvertie et récupérera l'activité du site de Choisy-le-Roi, qui emploie 260 personnes dans le recyclage de pièces.


L'avenir de Fonderie de Bretagne, avec près de 400 salariés à Caudan, reste en suspens avec une "revue stratégique" annoncée. Même chose pour l'usine de Dieppe, qui emploie aussi près de 400 personnes : le groupe indique ouvrir "une réflexion sur la reconversion de l'usine, à la fin de la production de l'Alpine 110".

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Les infos de 6h30 - Déconfinement : concerts, musées, cinémas… Quelles règles ?

Le déconfinement s'accélère pour le monde de la culture. Un certain nombre de lieux vont pouvoir rouvrir dès mardi 2 juin. Mais pas sûr pour autant qu'on puisse aller au théâtre, par exemple, dès la semaine prochaine.

 

Les salles de concerts et les théâtres rouvriront leurs portes en zones vertes dès le 2 juin. En Île-de-France, ce ne sera pas avant le 22 juin. Le port du masque sera évidemment obligatoire. Et les règles de distanciation physique vont tout compliquer. Les professionnels ne voulaient pas en entendre parler. Il faut une jauge quasi pleine pour rendre un événement rentable… Cette obligation est difficilement compatible avec la notion même de spectacle vivant selon le Prodiss, principal syndicat de professionnels.

 

Même calendrier pour les musées et les monuments. Masqués, les amateurs d'art pourront déambuler devant les œuvres. Une lourde organisation interne et le dialogue avec les syndicats pourraient empêcher certains lieux de rouvrir rapidement.

 

Enfin, il va falloir patienter jusqu'au 22 juin pour retourner au cinéma. Les salles rouvriront à cette date sur tout le territoire, ce qui laisse un peu de temps aux distributeurs pour organiser un calendrier de sorties de films.

À écouter également dans ce journal

Carnet noir - Guy Bedos est décédé. L'humoriste et comédien avait 85 ans. C'est son fils, Nicolas Bedos, qui a annoncé la triste nouvelle sur Instagram.


Éducation nationale - Jean-Michel Blanquer a annoncé jeudi l'annulation de l'oral de Français pour le baccalauréat 2020, qui "sera validée par le contrôle continu" sur les notes des deux premiers trimestres. Le ministère de l'Éducation nationale a estimé qu'il s'agissait de "l'évaluation la plus juste".


Économie - Renault présente ce vendredi 29 mai au matin son plan d'économie, qui pourrait programmer la suppression de 15.000 postes dans le monde, dont 4.600 en France. Des fermetures de sites pourraient suivre, notamment celle de la fonderie de Bretagne dans le Morbihan.

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États-Unis : Trump signe un décret pour limiter la protection des réseaux sociaux

Donald Trump est furieux contre Twitter, son réseau social favori. celui-là même qui lui offre un accès direct à 80 millions d’abonnés, qui a tant compté dans sa présidence, dans sa conquête du pouvoir, et qui, plus tôt, lui a même permis de s’imposer dans le débat politique quand il n’était encore qu’un homme d’affaires et présentateur de télé réalité. 

Mais désormais, après avoir laissé passer de nombreux tweets stupéfiants du président, y compris à plusieurs reprises ces derniers jours des accusations de meurtre contre un présentateur téléTwitter a décidé de compléter deux de ses tweets mensongers par un lien vers des articles factuels qui rétablissent la vérité. 

Les tweets concernaient des accusations de fraude électorale lancées par le président. Twitter ne l’a pas censuré, ses tweets sont toujours visibles, ils sont simplement complétés d’une mention invitant les internautes à en savoir plus sur le sujet évoqué par le président.

On est loin du bâillon, mais Donald Trump a su profiter de l'occasion pour passer à l’attaque. S'il n'a évidemment pas le pouvoir de provoquer la fermeture des réseaux sociaux, comme il aime parfois à le dire, le président américain a signé jeudi un décret, sous l'oeil des caméras.

D’une certaine manière, il prend Twitter au mot. Un peu comme s’il disait : "Vous voulez étiqueter certains de mes tweets comme trompeurs, allez y". Si vous commencez à faire le tri entre ce qui est vrai et ce qui est faux, vous sortez de votre neutralité, vous n’êtes plus une simple plateforme où chacun peut exprimer sa pensée, vous jouez un rôle éditorial. 

Plus de responsabilité en cas de messages problématiques

Et donc vous allez perdre votre immunité juridique qui a été accordée dans les années 90, dans l’antiquité de l’ère numérique, avant l’explosion des réseaux sociaux. Avec ce décret du président, il serait désormais plus facile de mettre en cause la responsabilité de Twitter en cas de diffusion de messages faux ou diffamatoires. 

Ces plateformes devraient donc être beaucoup plus vigilantes et intervenir pour empêcher la diffusion des messages qui franchissent la ligne jaune. Cela concerne aussi ceux du président, qui se tire une balle dans le pied, car il compte bien continuer à tweeter comme il l'a fait jusqu’à présent. Il espère ainsi intimider Twitter pour que le réseau social renonce à contester ses tweets. 

Donald Trump déclare qu’il aimerait pouvoir fermer son compte Twitter, mais qu’il doit le garder parce que, dit-il, les informations publiées par les médias sont fausses. Si ce décret était appliqué, et rien ne dit qu’il le sera vraiment, il serait contesté devant des cours de justice. Tout cela irait en appel, puis devant la Cour Supreme, et tout cela ravirait le président.
 
Car ce qu’il cherche dans toute cette histoire, c'est surtout se poser en victime en répétant à ses soutiens que leur liberté d’expression est menacée. Il parie que cela pourra l’aider avant l’élection présidentielle, à la fin de l'année.

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Coronavirus : les prochaines dates à suivre du déconfinement

Édouard Philippe a fait de nombreuses annonces ce jeudi 28 mai pour entamer la deuxième phase du déconfinement, entamé le 11 mai dernier. Le 2 juin prochain, les Français retrouveront davantage de liberté. Ils pourront se déplacer au-delà des 100 kilomètres de restriction. Les restaurants et les bars pourront rouvrir dans toutes les zones, avec un protocole sanitaire plus strict pour les zones oranges. Tous les collèges et les lycées seront également ouverts. 


Mais des barrières liées à l'épidémie de coronavirus restent encore et devront attendre une date ultérieure pour être levées. Ainsi, une nouvelle étape du déconfinement sera actée le 22 juin prochain. Dans les zones oranges (Île-de-France, Mayotte et Guyane), les piscines, gymnases et salles de sport, parcs de loisirs, salles de spectacles et théâtres pourront rouvrir. Et, sur l'ensemble du territoire, les cinémas seront à nouveau accessibles au public. 

Enfin, en ce qui concerne les vacances estivales, le secrétaire d'État en charge du tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a précisé que le gouvernement en saura plus sur l'élargissement et l'ouverture des frontières "d'ici le 15 juin"

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